Qualité de l’air dans l’Hérault : nettoyage, saisonnalité et tests statistiques

Mesures horaires des stations Atmo Occitanie, 2023-2025

Auteur·rice

Yasmina Saoud

Date de publication

23 septembre 2026

1 Ce que contient ce rapport

Les mesures horaires de qualité de l’air de l’Hérault (stations exploitées par Atmo Occitanie) sont un cas d’école pour la statistique appliquée : séries temporelles longues, valeurs manquantes nombreuses et non aléatoires, valeurs extrêmes qui peuvent être aussi bien une panne de capteur qu’un vrai épisode de pollution, et des questions métier simples à formuler mais qui demandent des tests dont les conditions d’application sont rarement réunies telles quelles.

Le rapport suit l’ordre de travail réel : provenance des données, diagnostic des manquants, diagnostic des valeurs aberrantes, règles de nettoyage justifiées, description, saisonnalité, puis quatre tests d’hypothèses avec vérification systématique des conditions, tailles d’effet et correction des tests multiples. Tous les chiffres cités sont écrits dans results/ par le code qui produit ce document.

NoteRésultats principaux
  • 477 820 mesures horaires lues, dont 460 131 valides et réellement analysées (17 689 lignes portent un code de validité invalidé et sont mises à NA dès la lecture) ; 21 séries station-polluant, 11 sites, du 2023-01-01 au 2025-12-31.
  • 1,78 % d’heures manquantes après retrait des périodes hors service, mais 67,5 % de ces heures appartiennent à des trous d’au moins 24 h : la donnée manquante est structurée, le test MCAR de Little est rejeté (p < 2,2e-16).
  • Règle réglementaire des 75 % appliquée : 98,0 % des jours-séries sont retenus, 255 jours sont écartés pour couverture horaire insuffisante.
  • Le NO2 baisse le week-end sur 5 stations sur 8 (baisse médiane 12,3 %), l’ozone est 1,42 à 1,70 fois plus élevé en été qu’en hiver, et les stations se classent de façon très stable d’une semaine à l’autre (W de Kendall = 0,885).
  • Aucune valeur limite européenne annuelle n’est dépassée sauf pour le NO2 à Montpellier Liberté (3 années sur 3), mais 11/11 couples station-année dépassent la ligne directrice OMS 2021 pour les PM2,5.

2 Données et provenance

2.1 Source retenue

Les concentrations proviennent du flux E2 (données « temps réel » de mesure des concentrations de polluants atmosphériques réglementés), produit par les AASQA, centralisé par le LCSQA dans la base nationale Geod’air et publié quotidiennement sur data.gouv.fr sous Licence Ouverte 2.0. Le script R/01_telecharger.R parcourt un fichier national par jour (environ 11 Mo), ne conserve que les lignes dont l’organisme est ATMO OCCITANIE et dont la station appartient à l’Hérault, puis supprime le fichier national : seules quelques dizaines de kilo-octets par jour restent sur le disque.

Un second jeu sert de contrôle : les moyennes journalières publiées par Atmo Occitanie sur son portail open data (service ArcGIS mesures_occitanie_journaliere_poll_princ, licence ODbL 1.0). Elles permettent de vérifier que les agrégations calculées ici reproduisent celles du producteur, et couvrent deux stations absentes du flux E2 (Béziers et Sète).

Les horodatages du flux E2 sont en temps universel ; ils sont convertis en heure locale (Europe/Paris) avant toute agrégation journalière ou tout profil horaire, sans quoi les profils seraient décalés d’une à deux heures selon la saison.

2.2 Stations et polluants

Stations de l’Hérault présentes dans le flux E2 sur 2023-2025
Code Station Implantation Influence Type d’évaluation Polluants
FR08003 Montpellier Chaptal Urbaine Fond mesures indicatives NO2
FR08004 Montpellier St Denis Urbaine Trafic mesures fixes NO2
FR08016 Montpellier Prés d’Arènes Urbaine Fond mesures fixes NO2, O3, PM10, PM2.5
FR08017 Montpellier Périurbaine Sud (Lattes) Périurbaine Fond mesures indicatives O3
FR08018 Montpellier St Gely Périurbaine Fond mesures fixes O3
FR08020 Lunel Viel Périurbaine Industrielle mesures indicatives NO2, PM10, PM2.5
FR08022 Agathois-piscénois Périurbaine Fond mesures fixes NO2, O3
FR08023 Biterrois-Narbonnais Rurale régionale Fond mesures fixes O3
FR08030 Pompignane Urbaine Trafic mesures fixes NO2, PM10, PM2.5
FR50225 Montpellier Liberté Urbaine Trafic mesures fixes NO2, PM10, PM2.5
FR50227 Montpellier Antigone Urbaine Trafic mesures fixes NO2

Le périmètre couvre 11 sites : cinq stations montpelliéraines (fond urbain et trafic), des stations périurbaines et rurales (Lattes, Saint-Gély, Agathois-Piscénois, Biterrois-Narbonnais) et une station sous influence industrielle (Lunel-Viel). Quatre polluants sont suivis : NO2, O3, PM10 et PM2,5.

2.3 Codes de validité

Répartition des codes de validité et de qualité du flux E2
Validité Code qualité Lignes
1 A 378 212
1 R 59 907
-1 N 17 689
4 A 17 685
4 R 4 327

Le vocabulaire européen observationvalidity distingue les valeurs valides (codes 1, 2, 3) des valeurs invalidées (-1, -99). Le code 4, « valide (ozone) avec la section efficace CCQM.O3.2019 », apparaît dans les mesures d’ozone à partir du 2025-01-03 et concerne 16,7 % des heures d’ozone de la période. Le traiter comme une valeur invalide, ce qui est l’erreur naturelle quand on filtre sur validité == 1, supprimerait six mois d’ozone sur les cinq stations d’un coup : c’est le premier piège du jeu de données.

Sur les 477 820 lignes lues, 17 689 portent un code de validité invalidé et voient leur valeur mise à NA dès la lecture : elles n’entrent dans aucune statistique descriptive ni dans aucun test. Les analyses de ce rapport portent donc sur 460 131 mesures, soit 3,7 % de moins que le volume brut téléchargé.

3 Diagnostic des valeurs manquantes

3.1 Combien et où

La grille horaire est reconstruite série par série entre la première et la dernière mesure valide : une heure absente du fichier devient une valeur manquante explicite, tandis que les périodes où la station ne mesurait pas encore le polluant ne sont pas comptées comme des manques.

Les dix séries les plus incomplètes
Série Début Fin Heures Manquantes % manquant
Pompignane | PM10 2023-01-01 2024-12-30 17 507 866 4,95
Montpellier Antigone | NO2 2024-12-15 2025-12-31 9 167 419 4,57
Montpellier Liberté | PM10 2023-06-07 2025-12-31 22 535 1 019 4,52
Pompignane | PM2.5 2023-01-01 2024-12-28 17 450 718 4,11
Montpellier Liberté | PM2.5 2023-10-06 2025-12-31 19 631 609 3,10
Montpellier Prés d’Arènes | NO2 2023-01-01 2025-12-31 26 303 789 3,00
Pompignane | NO2 2023-01-01 2023-04-25 2 743 73 2,66
Montpellier St Denis | NO2 2023-01-01 2024-04-10 11 169 236 2,11
Montpellier Prés d’Arènes | PM10 2023-01-01 2025-12-31 26 303 552 2,10
Montpellier Prés d’Arènes | PM2.5 2023-01-01 2025-12-31 26 303 543 2,06

Le taux global est de 1,78 % (1,66 % pour le NO2, 2,23 % pour les PM2,5). La série la plus dégradée, Pompignane | PM10, plafonne à 4,95 %.

Figure 1: Taux d’heures manquantes par mois et par série. Les bandes verticales correspondent à des arrêts de station, pas à des pertes ponctuelles.

3.2 Structure temporelle

Deux constats disqualifient l’hypothèse d’un manque purement aléatoire.

  1. Les trous sont longs. Sur 1 308 séquences manquantes, 67,5 % des heures perdues appartiennent à des trous d’au moins 24 heures : ce sont des maintenances ou des pannes, pas un bruit.
Longueur des séquences manquantes
Polluant Trous % trous de 1 h % trous >= 24 h % heures perdues dans les trous >= 24 h Plus long trou (h)
NO2 373 61,9 6,7 70,1 360
O3 448 77,5 1,6 41,3 123
PM10 256 42,6 12,9 75,4 342
PM2.5 231 37,2 11,3 69,9 344
  1. Le manque dépend de l’heure de la journée. Le test du khi-deux d’indépendance entre l’heure locale et le fait d’être manquant donne p = < 2,2e-16 : les heures de calibration et de maintenance (matinée) sont sur-représentées.

Enfin, le test MCAR de Little appliqué aux quatre polluants mesurés simultanément à Montpellier Prés d’Arènes (naniar::mcar_test, 9 motifs de manque) donne khi-deux = 388,3, ddl = 15, p < 2,2e-16. L’hypothèse « manquant complètement au hasard » est rejetée.

3.3 Conséquence sur le traitement

Aucune imputation n’est utilisée pour produire les chiffres publiés. C’est un choix, pas un oubli :

  • les manques sont majoritairement des blocs de plusieurs jours ; une imputation par la moyenne ou par interpolation y inventerait la dynamique que l’on cherche justement à décrire ;
  • la réglementation fournit une règle simple et défendable : une statistique journalière n’est calculée que si au moins 75 % des heures sont valides ;
  • la seule interpolation du rapport concerne la décomposition STL, qui exige une série sans trou. Elle porte sur les moyennes hebdomadaires, se limite aux trous d’au plus deux semaines (5 semaines sur 156 pour le NO2, 2 sur 156 pour l’O3), et n’alimente aucun test.

4 Valeurs aberrantes

Trois familles sont distinguées, avec une règle explicite pour chacune.

Diagnostic des valeurs extrêmes
Polluant Valeurs Négatives Min. négatif Hors plage Pics candidats Pics corroborés Pics isolés exclus Maximum
NO2 152 034 8 -0,3 0 0 0 0 199,2
O3 130 310 87 -1,2 0 0 0 0 173,8
PM10 90 086 4 -0,9 0 1 0 1 237,2
PM2.5 87 684 203 -1,8 0 3 1 2 134,1

Valeurs négatives. 302 heures portent une concentration légèrement négative, au minimum -1,8 µg/m³. Ce sont des fluctuations de l’analyseur autour de zéro, déjà validées par le producteur. Elles sont conservées : les tronquer à zéro biaiserait les moyennes vers le haut, précisément sur les sites les plus propres.

Hors plage physique. Aucune valeur (0) ne sort des bornes retenues (au-delà de 1 000 µg/m³ pour NO2 et particules, 500 µg/m³ pour l’ozone).

Pics isolés contre épisodes réels. Une valeur est candidate si elle dépasse le quantile 99,9 % de sa série et vaut plus de trois fois la plus forte de ses deux heures voisines. Elle n’est écartée que si elle n’est corroborée par aucune autre station du même polluant au même moment (aucune autre station au-dessus de son propre quantile 95 %). Sur 4 candidats, 1 correspond à un épisode partagé par plusieurs stations et est conservé, 3 sont mis en valeur manquante.

Les pics candidats et leur décision
Série Heure (locale) Valeur Corroboré Exclu
Montpellier Prés d’Arènes | PM10 2024-02-03 18:00:00 146,9 FALSE TRUE
Montpellier Prés d’Arènes | PM2.5 2024-02-03 18:00:00 134,1 FALSE TRUE
Montpellier Liberté | PM2.5 2025-02-18 00:00:00 100,9 TRUE FALSE
Pompignane | PM2.5 2024-12-17 06:00:00 80,7 FALSE TRUE

Ce point mérite d’être dit clairement : l’exclusion porte sur trois heures sur plus de 460 114. La discussion vaut surtout pour la méthode, parce qu’un épisode de pollution aux particules (poussières sahariennes, feux, chauffage au bois en épisode froid) ressemble beaucoup à une panne quand on le regarde station par station, et que le supprimer effacerait exactement ce que l’on cherche à mesurer.

5 Nettoyage et agrégation

La chaîne appliquée aux données est la suivante :

Étape Règle Effet
Validité Codes 1, 2, 3 et 4 conservés, -1 et -99 mis en manquant 1,78 % d’heures manquantes
Négatifs Conservés (bruit d’analyseur, minimum -1,8 µg/m³) 302 heures gardées
Plage physique Hors bornes mis en manquant 0 heure
Pics Pic isolé non corroboré mis en manquant 3 heures
Moyenne journalière Exigée à 18 heures valides sur 24 (75 %) 255 jours écartés
Ozone journalier Maximum des moyennes glissantes sur 8 h, chaque moyenne exigeant 6 heures valides, le jour exigeant 18 moyennes métrique réglementaire

Au total, 19 127 jours-séries sur 19 522 (98,0 %) portent une statistique journalière, 140 jours sont entièrement vides et 255 sont écartés par la règle des 75 %.

5.1 Contrôle contre les moyennes publiées par Atmo Occitanie

Moyennes journalières recalculées contre moyennes publiées par Atmo Occitanie
Station Polluant Jours communs Écart absolu médian (µg/m³) % écarts < 1 µg/m³ Corrélation
Agathois-piscénois NO2 1 123 0,14 98,0 0,9931
Lunel Viel NO2 1 122 0,21 93,2 0,9915
Lunel Viel PM10 1 196 0,28 93,1 0,9972
Lunel Viel PM2.5 1 149 0,18 97,9 0,9979
Montpellier Chaptal NO2 1 069 0,42 80,5 0,9947
Pompignane PM10 738 0,39 85,9 0,9971
Pompignane PM2.5 722 0,23 95,0 0,9964
Montpellier Prés d’Arènes NO2 1 106 0,40 77,7 0,9933
Montpellier Prés d’Arènes PM10 1 171 0,32 89,8 0,9971
Montpellier Prés d’Arènes PM2.5 1 113 0,22 95,4 0,9973
Montpellier St Denis NO2 478 0,37 85,1 0,9979
Montpellier Liberté NO2 1 133 0,81 58,3 0,9949
Montpellier Liberté PM10 975 0,56 74,8 0,9959
Montpellier Liberté PM2.5 841 0,25 95,8 0,9962

Sur 13 936 jours comparables, la corrélation est d’au moins 0,9915 et 87,1 % des écarts sont inférieurs à 1 µg/m³. Les écarts résiduels viennent de la définition du jour (heure locale ici) et de validations postérieures intégrées par le producteur : la chaîne de nettoyage reproduit donc bien le calcul officiel, sans le copier.

6 Analyse descriptive

Statistiques des valeurs journalières valides (µg/m³)
Station Polluant Jours Moyenne Écart-type Q1 Médiane Q3 P98 Max. Asymétrie
Montpellier Liberté NO2 1 083 42,6 14,9 32,5 41,5 52,6 74,9 91,6 0,23
Montpellier Antigone NO2 365 35,7 13,8 24,8 34,2 44,8 65,2 77,2 0,32
Pompignane NO2 111 25,1 11,4 15,5 25,1 33,4 49,6 52,7 0,20
Montpellier Chaptal NO2 1 081 17,3 8,1 11,4 15,4 22,6 35,8 50,6 0,75
Montpellier St Denis NO2 453 16,7 11,3 8,2 13,4 22,5 46,4 58,4 1,24
Montpellier Prés d’Arènes NO2 1 058 13,2 8,1 7,3 11,0 17,0 35,2 50,3 1,36
Lunel Viel NO2 1 085 7,3 3,8 4,6 6,4 9,1 17,1 28,7 1,32
Agathois-piscénois NO2 1 085 5,8 3,1 3,4 5,2 7,7 13,5 16,6 0,86
Agathois-piscénois O3 1 091 69,8 16,8 59,4 69,8 80,1 105,2 124,2 0,06
Biterrois-Narbonnais O3 1 088 66,5 16,4 56,1 67,2 77,6 100,3 116,2 -0,08
Montpellier St Gely O3 1 089 64,1 19,0 52,4 65,0 76,8 101,4 124,7 -0,10
Montpellier Périurbaine Sud (Lattes) O3 1 088 61,9 21,3 48,7 64,5 76,9 100,7 127,8 -0,32
Montpellier Prés d’Arènes O3 1 084 57,2 19,9 43,5 58,8 71,3 92,3 119,5 -0,22
Montpellier Liberté PM10 885 25,8 10,9 18,0 24,0 31,3 53,4 120,0 1,57
Pompignane PM10 690 18,0 9,7 11,3 15,9 22,9 41,2 113,6 2,39
Montpellier Prés d’Arènes PM10 1 065 15,6 9,7 8,7 13,3 20,1 41,9 123,2 2,48
Lunel Viel PM10 1 090 13,5 8,0 7,9 11,9 17,0 33,8 95,6 2,13
Montpellier Liberté PM2.5 786 13,2 5,5 9,4 12,3 16,0 27,4 39,6 1,17
Montpellier Prés d’Arènes PM2.5 1 065 9,2 6,6 4,6 7,6 12,0 28,5 45,5 1,86
Pompignane PM2.5 695 8,6 5,4 4,8 7,3 11,0 22,7 37,5 1,62
Lunel Viel PM2.5 1 090 7,9 5,5 4,0 6,5 10,4 22,7 40,0 1,68

Trois faits ressortent :

  • l’écart entre stations est considérable pour le NO2 : 42,6 µg/m³ de moyenne journalière à Montpellier Liberté (trafic) contre 5,8 µg/m³ à Agathois-Piscénois (périurbain), soit un rapport de 7,3 ;
  • les distributions de particules sont fortement asymétriques à droite (asymétrie jusqu’à 2,48 pour les PM10), ce qui condamne d’avance les tests fondés sur la normalité des valeurs brutes ;
  • l’ozone est le seul polluant dont la moyenne est plus forte loin de la ville : le NO2 émis par le trafic détruit localement l’ozone, ce que le profil horaire montre également.

7 Saisonnalité

7.1 Profils mensuel, hebdomadaire et horaire

Figure 2: Moyenne des valeurs journalières par mois, toutes stations confondues.
Figure 3: Profil horaire moyen du NO2, stations de fond et stations trafic, semaine contre week-end.

Sur les stations trafic, le NO2 passe d’un creux nocturne de 15,4 µg/m³ à un maximum de 53,9 µg/m³ à 18 h en semaine ; le week-end, le maximum tombe à 51,1 µg/m³ et se décale à 19 h, et le pic du matin disparaît presque.

7.2 Décomposition STL

Figure 4: Décomposition STL (tendance, saisonnier, résidu) des moyennes hebdomadaires à Montpellier Prés d’Arènes.
Composante saisonnière extraite par STL (fenêtre saisonnière périodique, version robuste)
Polluant Semaines Semaines interpolées Force saisonnière Amplitude (µg/m³) Semaine du maximum Semaine du minimum
NO2 156 5 0,694 22,6 01-30 07-31
O3 156 2 0,781 50,9 06-12 01-16

La force saisonnière, définie par 1 - var(résidu) / var(saisonnier + résidu), vaut 0,694 pour le NO2 et 0,781 pour l’O3. Les deux saisonnalités sont en opposition de phase : maximum de NO2 fin janvier, maximum d’ozone à la mi-juin.

7.3 Autocorrélation : pourquoi agréger à la semaine

Les valeurs journalières sont fortement autocorrélées (autocorrélation de rang 1 médiane 0,69), ce qui viole l’hypothèse d’indépendance des tests classiques et gonfle artificiellement les effectifs. Les tests ci-dessous portent donc sur des moyennes hebdomadaires, dont l’autocorrélation médiane tombe à 0,54, et sur des différences appariées dans la même semaine quand c’est possible, ce qui élimine en plus la saisonnalité commune.

8 Tests d’hypothèses

Chaque test suit le même protocole : formulation, vérification des conditions, choix du test, taille d’effet, correction des tests multiples.

8.1 Test 1 : le NO2 baisse-t-il le week-end ?

Unité statistique : une semaine calendaire et une station. On compare la moyenne des jours ouvrés à la moyenne du samedi et du dimanche de la même semaine, ce qui neutralise la météo et la saison.

Conditions. La normalité des différences est rejetée par Shapiro-Wilk sur 4 stations sur 8 ; l’autocorrélation de rang 1 des différences hebdomadaires est faible et négative (de -0,45 à -0,10). Le test de Wilcoxon signé apparié est donc préféré au test t apparié, et les p-valeurs sont corrigées par la méthode de Holm sur les 8 stations.

NO2 : jours ouvrés contre week-end, moyennes hebdomadaires appariées (µg/m³)
Station Influence Semaines Jours ouvrés Week-end Baisse (%) Shapiro p Écart H-L IC95 bas IC95 haut r p (Holm)
Agathois-piscénois Fond 153 6,0 5,4 8,7 0,337000 0,5 0,1 0,8 0,21 3,15e-02
Lunel Viel Industrielle 152 7,7 6,5 15,6 0,003650 1,0 0,6 1,5 0,40 5,80e-06
Montpellier Antigone Trafic 50 37,2 32,7 12,2 0,414000 4,2 0,7 8,2 0,33 5,55e-02
Montpellier Chaptal Fond 150 17,9 15,8 12,1 0,000153 2,0 1,1 3,0 0,36 6,43e-05
Montpellier Liberté Trafic 151 43,2 40,9 5,3 0,485000 2,2 0,0 4,4 0,16 1,07e-01
Montpellier Prés d’Arènes Fond 145 13,7 12,0 12,3 0,000265 1,4 0,6 2,2 0,29 2,42e-03
Montpellier St Denis Trafic 63 18,0 14,0 22,4 0,011300 3,5 2,1 5,1 0,55 7,18e-05
Pompignane Trafic 15 27,2 21,7 20,0 0,665000 4,9 -0,6 11,8 0,43 1,07e-01

Résultat. La baisse est significative sur 5 stations sur 8, avec une baisse médiane de 12,3 % et des tailles d’effet r de 0,21 à 0,55. Le résultat le plus contre-intuitif est l’absence de significativité à Montpellier Antigone, Montpellier Liberté, Pompignane : sur l’axe le plus circulé de Montpellier, l’écart semaine / week-end n’est que de 5,3 % (p corrigé = 0,107), et à Antigone comme à Pompignane la série est trop courte pour conclure.

Ce non-rejet ne dit pas qu’il n’y a pas de baisse. À Liberté, l’écart de Hodges-Lehmann est estimé à 2,2 µg/m³, IC95 [-0,0 ; 4,4] : cet intervalle est compatible avec une baisse réelle allant jusqu’à 4,4 µg/m³, elle n’est simplement pas établie après correction sur les 8 stations. Et ce qui est mesuré ici est un contraste semaine / week-end, pas un effet du trafic : aucun comptage routier n’entre dans l’analyse, et le jour de la semaine est aussi un indicateur du chauffage tertiaire, des livraisons, des chantiers et du transit. La lecture prudente est donc : le contraste calendaire est net sur 5 stations sur 8, et il l’est moins sur l’axe le plus circulé de Montpellier, sans que ces données permettent d’en attribuer la cause.

8.2 Test 2 : l’ozone dépend-il de la saison ?

Unité statistique : une semaine et une station, valeur = moyenne hebdomadaire du maximum journalier de la moyenne glissante sur 8 heures (métrique réglementaire de l’ozone).

Conditions. Shapiro-Wilk rejette la normalité dans 4 des 20 groupes station-saison et le test de Levene rejette l’égalité des variances sur 2 stations sur 5. L’analyse de variance est donc écartée au profit de Kruskal-Wallis, complété par le post-hoc de Dunn avec correction de Holm.

Ozone par saison : Kruskal-Wallis par station (µg/m³)
Station H ddl p (Holm) epsilon² Ampleur Été Hiver Rapport
Agathois-piscénois 83,0 3 0 0,527 large 97,6 68,7 1,42
Biterrois-Narbonnais 95,6 3 0 0,613 large 99,0 66,2 1,49
Montpellier Prés d’Arènes 95,6 3 0 0,617 large 93,4 54,9 1,70
Montpellier Périurbaine Sud (Lattes) 97,9 3 0 0,628 large 102,6 61,3 1,67
Montpellier St Gely 102,1 3 0 0,656 large 101,8 62,3 1,63
Post-hoc de Dunn, contraste été contre hiver
Station Groupe 1 Groupe 2 z p (Holm)
Agathois-piscénois Hiver Été 7,86 0
Biterrois-Narbonnais Hiver Été 8,84 0
Montpellier Prés d’Arènes Hiver Été 9,09 0
Montpellier Périurbaine Sud (Lattes) Hiver Été 8,81 0
Montpellier St Gely Hiver Été 9,11 0

Résultat. L’effet est massif et homogène : epsilon² d’au moins 0,527 sur les cinq stations, rapport été / hiver de 1,42 à 1,70. Le contraste été-hiver reste significatif après Holm partout.

Figure 5: Distribution hebdomadaire du maximum journalier d’ozone sur 8 h, par saison et par station.

8.3 Test 3 : les stations se distinguent-elles pour le NO2 ?

Les cinq stations comparées mesurent les mêmes semaines : les échantillons ne sont pas indépendants, un Kruskal-Wallis y perdrait l’information d’appariement. Le test de Friedman (blocs = semaines) est donc utilisé, avec des comparaisons par paires de Wilcoxon appariées corrigées par Holm.

Conditions. L’analyse de variance à mesures répétées est écartée : les résidus ne sont pas normaux (Shapiro-Wilk p = 8,7e-05) et les variances entre stations sont très inégales (Levene p = < 2,2e-16), ce qui est attendu quand les moyennes vont de 6 à 43 µg/m³.

NO2 : moyennes hebdomadaires sur les 144 semaines complètes communes (µg/m³)
Station Moyenne hebdomadaire Médiane
Agathois-piscénois 5,9 5,4
Lunel Viel 7,3 6,6
Montpellier Chaptal 17,4 16,7
Montpellier Liberté 42,9 42,3
Montpellier Prés d’Arènes 13,1 11,5
Comparaisons par paires (Wilcoxon apparié, correction de Holm)
Station 1 Station 2 V p (Holm)
Montpellier Liberté Montpellier Chaptal 10 440 0e+00
Montpellier Liberté Montpellier Prés d’Arènes 10 440 0e+00
Montpellier Liberté Lunel Viel 10 440 0e+00
Montpellier Liberté Agathois-piscénois 10 440 0e+00
Montpellier Chaptal Montpellier Prés d’Arènes 9 009 0e+00
Montpellier Chaptal Lunel Viel 10 440 0e+00
Montpellier Chaptal Agathois-piscénois 10 437 0e+00
Montpellier Prés d’Arènes Lunel Viel 10 439 0e+00
Montpellier Prés d’Arènes Agathois-piscénois 10 281 0e+00
Lunel Viel Agathois-piscénois 7 802 3e-07

Résultat. Friedman : khi-deux = 510,0, ddl = 4, p = < 2,2e-16, W de Kendall = 0,885. Les 10/10 paires sont significatives après correction : le classement des stations est presque parfaitement stable d’une semaine à l’autre. La station trafic Liberté affiche 2,8 fois la moyenne des deux stations de fond urbain de Montpellier.

8.4 Test 4 : Béziers contre Montpellier

Le flux E2 ne contient pas de station à Béziers ni à Sète ; les moyennes journalières publiées par Atmo Occitanie, elles, couvrent Béziers Leclerc trafic (2023-01-02 2024-02-05). Les deux séries trafic sont comparées semaine par semaine.

Conditions. La normalité des différences n’est pas rejetée (Shapiro-Wilk p = 0,183), mais leur autocorrélation de rang 1 reste de 0,22 ; le test apparié non paramétrique est conservé par prudence.

NO2 trafic, moyennes hebdomadaires appariées (µg/m³)
Semaines Béziers Leclerc Montpellier Liberté Écart H-L IC95 bas IC95 haut r p
58 16,8 46 -28,8 -30,6 -27,1 0,87 0

Résultat. Le NO2 mesuré à la station trafic de Béziers est nettement plus faible qu’à Montpellier Liberté : 16,8 contre 46,0 µg/m³, écart de Hodges-Lehmann -28,8 µg/m³ (IC95 -30,6 à -27,1), r = 0,87, p = 3,6e-11. La comparaison porte sur 58 semaines seulement et sur des implantations dont la proximité exacte à la voirie diffère : elle décrit deux points de mesure, pas deux villes.

9 Comparaison aux seuils

Figure 6: Moyennes annuelles par station et par polluant, avec la ligne directrice OMS 2021 et la valeur limite européenne.
Moyennes annuelles et dépassements journaliers (µg/m³)
Polluant Station Année Couverture (%) Moyenne annuelle Jours > seuil OMS Jours > seuil UE
NO2 Agathois-piscénois 2 023 98,2 5,1 0 0
NO2 Agathois-piscénois 2 024 98,7 4,9 0 0
NO2 Agathois-piscénois 2 025 99,8 7,4 0 0
NO2 Lunel Viel 2 023 99,5 8,9 1 0
NO2 Lunel Viel 2 024 98,6 7,0 0 0
NO2 Lunel Viel 2 025 99,7 6,0 0 0
NO2 Montpellier Antigone 2 025 99,3 35,8 272 0
NO2 Montpellier Chaptal 2 023 98,1 19,5 101 0
NO2 Montpellier Chaptal 2 024 99,4 17,7 61 0
NO2 Montpellier Chaptal 2 025 99,0 14,5 39 0
NO2 Montpellier Liberté 2 023 99,4 45,4 318 0
NO2 Montpellier Liberté 2 024 98,2 41,7 306 0
NO2 Montpellier Liberté 2 025 99,6 40,7 316 0
NO2 Montpellier Prés d’Arènes 2 023 98,7 14,7 47 0
NO2 Montpellier Prés d’Arènes 2 024 95,1 13,5 33 0
NO2 Montpellier Prés d’Arènes 2 025 97,2 11,3 19 0
NO2 Montpellier St Denis 2 023 97,4 15,3 62 0
NO2 Montpellier St Denis 2 024 99,8 21,5 29 0
NO2 Pompignane 2 023 97,3 25,1 56 0
O3 Agathois-piscénois 2 023 99,5 69,3 66 20
O3 Agathois-piscénois 2 024 99,4 65,5 43 4
O3 Agathois-piscénois 2 025 99,7 74,5 102 24
O3 Biterrois-Narbonnais 2 023 98,2 67,9 70 19
O3 Biterrois-Narbonnais 2 024 99,3 64,2 54 4
O3 Biterrois-Narbonnais 2 025 98,5 67,6 66 16
O3 Montpellier Prés d’Arènes 2 023 99,4 54,4 22 3
O3 Montpellier Prés d’Arènes 2 024 99,3 57,2 33 3
O3 Montpellier Prés d’Arènes 2 025 97,8 60,2 58 19
O3 Montpellier Périurbaine Sud (Lattes) 2 023 98,7 62,4 89 27
O3 Montpellier Périurbaine Sud (Lattes) 2 024 99,8 59,2 61 13
O3 Montpellier Périurbaine Sud (Lattes) 2 025 98,8 64,1 103 27
O3 Montpellier St Gely 2 023 99,8 65,2 79 26
O3 Montpellier St Gely 2 024 99,8 61,3 59 7
O3 Montpellier St Gely 2 025 98,3 65,9 86 26
PM10 Lunel Viel 2 023 99,4 14,8 1 1
PM10 Lunel Viel 2 024 99,5 12,7 2 2
PM10 Lunel Viel 2 025 99,7 13,1 1 0
PM10 Montpellier Liberté 2 023 88,3 25,9 7 5
PM10 Montpellier Liberté 2 024 97,3 26,0 25 16
PM10 Montpellier Liberté 2 025 97,7 25,6 12 9
PM10 Montpellier Prés d’Arènes 2 023 98,1 13,8 3 0
PM10 Montpellier Prés d’Arènes 2 024 98,3 16,3 10 3
PM10 Montpellier Prés d’Arènes 2 025 97,2 16,6 3 2
PM10 Pompignane 2 023 97,7 17,5 5 2
PM10 Pompignane 2 024 92,4 18,5 6 2
PM2.5 Lunel Viel 2 023 99,4 8,4 48 0
PM2.5 Lunel Viel 2 024 99,4 7,4 34 0
PM2.5 Lunel Viel 2 025 99,7 8,0 36 0
PM2.5 Montpellier Liberté 2 023 99,5 15,3 41 0
PM2.5 Montpellier Liberté 2 024 98,2 13,5 114 0
PM2.5 Montpellier Liberté 2 025 95,0 12,4 90 0
PM2.5 Montpellier Prés d’Arènes 2 023 98,2 8,7 47 0
PM2.5 Montpellier Prés d’Arènes 2 024 98,4 9,3 53 0
PM2.5 Montpellier Prés d’Arènes 2 025 97,2 9,7 59 0
PM2.5 Pompignane 2 023 98,1 8,8 43 0
PM2.5 Pompignane 2 024 93,6 8,5 36 0

Sur 41 couples station-année évaluables, 31 dépassent la ligne directrice annuelle de l’OMS 2021 et 3 la valeur limite annuelle européenne, toutes pour le NO2 à Montpellier Liberté. Les PM2,5 dépassent la ligne directrice OMS (5 µg/m³) sur 11/11 couples station-année. C’est le message principal pour un lecteur non statisticien : la conformité réglementaire est presque acquise, la conformité sanitaire au sens de l’OMS ne l’est pas du tout.

10 Limites

  • Trois ans et onze sites. Les tendances pluriannuelles ne sont pas testées ici : trois années ne permettent pas de séparer une tendance d’un effet météorologique (2023 et 2025 ont été plus favorables à l’ozone que 2024).
  • Pas de covariables météo. Température, vent et pluie expliquent une grande part de la variance résiduelle ; sans elles, les différences entre stations mélangent émissions et dispersion.
  • Béziers et Sète. Absentes du flux E2, elles ne sont vues qu’à travers les moyennes journalières d’Atmo Occitanie, sur des périodes courtes (test 4).
  • Autocorrélation résiduelle. L’agrégation hebdomadaire réduit l’autocorrélation des niveaux sans l’annuler (0,69 en journalier, 0,54 en hebdomadaire, médianes sur 21 séries). Mais la quantité qui décide de la validité d’un test apparié est l’autocorrélation des différences, pas celle des niveaux, et elle n’est pas la même selon les tests. Pour le test 1, l’autocorrélation de rang 1 des différences va de -0,45 à -0,10 : elle est négative partout, l’appariement absorbe la dépendance temporelle et les p-valeurs ne sont pas optimistes. Pour le test 4, elle vaut 0,22 sur 58 semaines, soit un effectif effectif d’environ 37 et un intervalle d’environ 1,25 fois plus large : la conclusion ne bouge pas. Les tests 2 et 3, eux, traitent comme indépendantes des semaines consécutives qui ne le sont pas, et c’est là que la réserve porte vraiment. Le test 3 (Friedman) est un test par blocs : il suppose l’indépendance des blocs, donc des semaines, et n’est pas exonéré par l’appariement ; à effectif effectif réduit, la conclusion tient mais la précision affichée de la p-valeur n’a pas de sens, et la statistique V du post-hoc atteint d’ailleurs 10 440 pour plusieurs paires, soit exactement le maximum arithmétique 144 x 145 / 2, c’est-à-dire un plancher numérique et non une mesure d’évidence. Pour le test 2, plus fondamentalement, trois années ne contiennent que 12 blocs saison-année réellement indépendants : c’est la taille d’effet (epsilon² au moins 0,527) qui porte la conclusion, pas la p-valeur.
  • Périmètre de la correction des tests multiples. La correction de Holm est appliquée par famille, une famille par question de recherche, et non globalement sur l’ensemble du rapport : les 8 stations du test 1 forment une famille, les 5 tests de Kruskal-Wallis du test 2 une autre, les 6 comparaisons de Dunn à l’intérieur de chaque site une famille par site, les 10 paires du post-hoc du test 3 une dernière ; le test 4 est un test unique et n’est pas corrigé. Ce choix est classique, mais il n’est pas neutre, et l’effet est chiffré dans results/holm_perimetre.csv : sous un contrôle global des 54 tests confirmatoires du rapport, la station Agathois-piscénois passe de 0,0315 à 0,0787 et repasse au-dessus de 0,05 : le « 5 stations sur 8 » deviendrait « 4 sur 8 ». Au total, 4 des 54 tests changent de statut sous contrôle global (1 dans le test 1, 3 parmi les comparaisons de Dunn du test 2) ; tous les autres, dont les cinq tests de Kruskal-Wallis du test 2, les 10 paires du test 3 et le test 4, résistent.
  • Changement de métrologie de l’ozone. Le passage à la section efficace CCQM.O3.2019 en 2025 introduit une rupture de comparabilité de quelques pour cent sur les séries d’ozone.
  • Données « temps réel ». Le flux E2 est validé par le producteur mais reste révisable ; les chiffres publiés ici correspondent à l’état des fichiers au moment du téléchargement.

11 Reproduire ce rapport

git clone https://github.com/yzasmin/qualite-air-occitanie
cd qualite-air-occitanie
Rscript -e "renv::restore()"
Rscript R/01_telecharger.R 2023 2025   # environ 40 min, 12 Go transférés, 119 Mo conservés
quarto render rapport.qmd
R version 4.2.2 (2022-10-31 ucrt) 
data.table 1.15.4 | ggplot2 3.5.1 | naniar 1.1.0 | rstatix 0.7.2 | car 3.1.2 

Sources : flux E2 du LCSQA sur data.gouv.fr (Licence Ouverte 2.0) et portail open data d’Atmo Occitanie (ODbL 1.0). Seuils : lignes directrices OMS 2021 et directive 2008/50/CE.